Guide · Google Maps

Scraper Google Maps sans API ni clé développeur

La première réponse qu’on trouve, quand on cherche à récupérer des établissements depuis Google Maps, c’est « il te faut une clé API ». C’est une réponse, ce n’est pas la seule, et ce n’est pas la plus simple quand on veut juste une liste exploitable.

How-to · Lecture 5 min

Ce guide fait partie du dossier scraper Google Maps, qui présente l’outil et l’ensemble des données récupérées.

Pourquoi tout le monde parle d’API

Google expose bien ses données de lieux par une interface de programmation. Mais l’emprunter suppose trois choses avant même la première ligne de résultat : un compte Google Cloud, une clé d’API à créer et à protéger, et une facturation activée sur le projet. Ensuite seulement viennent les quotas, les conditions d’utilisation et les limites de ce qu’on a le droit de stocker.

Aucun montant n’est cité ici volontairement : les grilles tarifaires et les quotas de Google changent, et une page qui les recopie devient fausse sans prévenir. Vérifie-les directement chez Google si tu pars sur cette voie.

Pour un développeur qui bâtit un produit, c’est la bonne route. Pour un commercial, un artisan ou un freelance qui veut une liste d’établissements dans sa ville, c’est un détour disproportionné.

L’autre voie : lire la page que tu consultes déjà

Quand tu fais une recherche sur Google Maps, les résultats s’affichent dans ton onglet. Ils sont déjà là, sous tes yeux. Une extension de navigateur peut les lire depuis cette page et les ranger en tableau, sans rien demander à personne : ni clé, ni projet, ni facturation.

  • Rien à configurer : tu installes l’extension, tu la connectes à ton compte, c’est tout.
  • La collecte part de ta connexion et de ton IP, sur les pages que tu consultes toi-même. Aucun serveur ne parcourt Maps à ta place derrière une adresse partagée entre tous les clients d’un service.
  • Ce que tu vois est ce que tu obtiens : la liste extraite correspond à ta recherche, pas à un index constitué ailleurs, à une date que tu ignores.

Ce que tu récupères concrètement

Sur chaque établissement de ta recherche : le nom et le lien de sa fiche, l’adresse complète et la position GPS, le téléphone et le site web quand ils sont renseignés, la note et le nombre d’avis, et les horaires publiés. Le tout s’exporte en CSV, Excel, JSON ou PDF.

Une fiche Google Maps n’affiche pas de SIRET. Le rapprochement avec les données officielles SIRENE se fait alors par le nom et le code postal, avec un score de confiance, et il est signalé comme approximatif : jamais présenté comme une donnée vérifiée.

Les limites, dites franchement

Une extension lit ce que la page affiche. Si Google Maps n’affiche pas une information sur une fiche, elle ne sera pas dans ton export : c’est vrai des sites web absents comme des téléphones non renseignés. De même, une recherche trop large te donnera une liste large et peu utile : mieux vaut plusieurs recherches étroites, un métier et une zone à la fois, comme détaillé dans extraire les entreprises d’une ville depuis Google Maps.

Laquelle des deux voies choisir

Si tu construis un produit qui interroge des lieux en continu, de façon automatisée et à grande échelle, l’interface de programmation de Google est faite pour ça. Si tu veux constituer une liste de prospection sur une ville et un métier, et t’en servir dans la foulée, l’extension t’y mène en quelques minutes sans compte développeur.

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